Donald Trump a annoncé vouloir acquérir le Groenland.
Ce n’est certainement pas pour le bien de ses habitants, mais pour ses ressources minières, pétrolières et pour y installer des bases militaires stratégiques sur les futures routes de navigation de l’Arctique.
Cette offensive a provoqué l’émoi des puissances européennes, qui ont envoyé quelques soldats sur place pour afficher une cohésion face à l’impérialisme américain. Mais les États européens eux aussi défendent avant tout la position de leur bourgeoisie dans la compétition mondiale, pas les droits des Groenlandais.
Les Inuits, réduits depuis des siècles à la condition de citoyens de seconde zone, ont subi des violences coloniales historiques, comme les stérilisations forcées des années 1960-1970. Leur autonomie, leur culture et leur survie sont sacrifiées au nom du profit.
Cette crise montre que les conflits militaires et économiques ne sont pas des « accidents ». Ils naissent de la logique même du capitalisme, pour le contrôle des ressources et des territoires au détriment des peuples. Et le Groenland est tel un pion dans cette partie.
Le monde dominé par le capitalisme et l’impérialisme ne peut nous mener qu’à de nouvelles crises et de nouvelles guerres.