CO N°1365 (14 février 2026) – Éditorial – Les 15 et 22 mars, exprimons notre colère contre les exploiteurs !

Nous vivons dans un système politique où les nombreuses élections périodiques sont l’argument principal de ceux qui nous dirigent pour qualifier leur système de « démocratique ».

Mais qui nous dirige ? La classe bourgeoise, celle qui détient les richesses en exploitant les travailleurs. C’est elle aussi qui a accru ses richesses par la traite, l’esclavage et le colonialisme qui ont marqué l’histoire de la Guadeloupe et de la Martinique. Aujourd’hui encore nous travaillons et vivons sous la dictature bourgeoise et coloniale du grand patronat, des multinationales, de la caste des riches békés et celle des patrons noirs et indiens.

C’est pour cette raison que les élections sont un subterfuge destiné à nous faire croire que le pouvoir en place est celui que nous avons voulu par notre vote. Sauf que des milliers de gens ne votent pas. Et ce non-vote n’est pas une abstention voulue, consciente pour la majorité des électeurs mais une abstention inconsciente. Aux Antilles, il y a même une grande majorité de gens qui ne participent pas au vote. « À quoi bon » disent-ils, ça « ne sert à rien », « ce sont toujours les mêmes » etc.

Nous, communistes révolutionnaires, nous ne partageons pas ces idées mais nous comprenons les sentiments qui les animent. Car le pouvoir n’est pas aux mains de la population mais aux mains de ceux qui par leur richesse peuvent tout s’acheter y compris députés, sénateurs, élus, et même État et gouvernement.

Donc c’est une minorité d’individus qui détient le pouvoir réel malgré la kyrielle d’élections. Ce sont les 53 milliardaires français, les 2,8 millions de millionnaires qui dirigent et non les 70 millions d’habitants.

Les élections bourgeoises sont truquées d’avance car elles ne profitent qu’à deux ou trois grands partis financés par la grande bourgeoisie.

Et pourtant, nous participons à ces élections. Pourquoi ? Parce que notre participation est l’un des moyens de dénoncer le système actuel dominé par le capitalisme pourvoyeur d’oppression, de crises et de guerres sans fin. Elle nous permet de militer pour tenter de rallier des ouvriers et des membres des classes populaires derrière leur propre drapeau.

Est-ce à dire que nous ne voulons pas le pouvoir politique comme le prétendent la plupart des commentateurs à courte vue ? Non, nous voulons le pouvoir politique  mais par l’organisation des travailleurs eux-mêmes pour renverser la bourgeoisie lorsqu’ils seront prêts à le faire. Et cela est inévitable. Une poignée d’exploiteurs ne peut éternellement exploiter la majorité. Un jour ou l’autre, les exploités y mettent un terme. C’est la marche de l’histoire. Il y a eu un 14 juillet 1789, un 26 et 27 mai 1802, un 22 et 27 mai 1848, la Commune de Paris, Octobre 1917 et d’autres symboles forts. Ces marqueurs révolutionnaires montrent que l’exploitation de l’homme par l’homme peut avoir une fin.

La domination capitaliste et coloniale actuelle aura une fin. Le système capitaliste sera inévitablement renversé un jour, quel que soit le temps qu’il faudra pour en arriver là. Mais pour l’instant, les travailleurs et tous les exploités ont tout intérêt à se préparer à aller voter pour les vrais ennemis des exploiteurs. Les seuls qui existent sont les communistes révolutionnaires de Combat ouvrier. L’abstention, c’est se taire.

Nous appelons les travailleurs, tous les exploités de Martinique et de Guadeloupe au soutien et au vote pour les listes « Combat ouvrier » conduites par Gabriel Jean-Marie à Fort-de-France, Sidjie Esdras à Deshaies, Jean-Marie Nomertin à Capesterre-Belle-Eau, Marie-Agnès Castrot à Pointe-à-Pitre, Marlène Valentino au Gosier et Aline Céril aux Abymes. Nous appelons ceux de l’Hexagone   à voter pour les listes « Lutte ouvrière, le camp des travailleurs ».