À quelques jours du premier tour des municipales à Baie-Mahault, la campagne d’Ary Chalus a pris un détour… par la justice.
La série continue. Après Letchimy, c’est maintenant Chalus. Les deux chefs de l’exécutif local des îles sœurs, Martinique et Guadeloupe, sont pris la main dans le sac.
Le président du Conseil régional est convoqué devant le tribunal correctionnel de Paris dans une affaire de détournement de fonds publics. L’enquête, menée par le Parquet national financier, porte sur la période où Chalus était député à l’Assemblée nationale entre 2012 et 2015.
Selon les révélations du Canard enchaîné, il est question d’environ 96 000 euros de frais liés à son activité parlementaire et de 47 000 euros venant de remboursements de la mairie de Baie-Mahault. L’enquête évoque aussi des emplois parlementaires un peu particuliers : sa fille et sa compagne auraient été rémunérées comme collaboratrices. La justice devra vérifier si elles travaillaient vraiment… ou si le travail était surtout de faire tourner le compte en banque.
Il faut reconnaître que ce genre d’histoire devient presque banal dans le monde politique. Entre les notes de frais mystérieuses, les emplois familiaux et les arrangements entre proches, certains élus semblent considérer l’argent public comme une caisse personnelle.
Pendant ce temps, les travailleurs, eux, doivent compter chaque euro. On leur explique qu’il faut se serrer la ceinture, que les budgets sont serrés et que l’État n’a plus d’argent. Mais apparemment, pour certains politiciens, il en reste toujours un peu quand il s’agit de payer les proches.
Dans ce système, certains ont vraiment trouvé un métier confortable : la politique.
Il n’y a qu’une chose à faire face à cela : se donner les moyens de contrôler réellement l’utilisation de l’argent public et de révoquer les élus qui trahissent leurs engagements.