Les salariés du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) soulignent que le budget du département est insuffisant pour couvrir le manque de moyens.
Un rapport du directeur du service départemental confirme un sous-financement structurel de la part du Conseil départemental.
Plusieurs millions d’euros manquent chaque année alors que l’activité du SDIS est de 43 % supérieure à la moyenne nationale, en raison des risques naturels et de la configuration archipélagique de la Guadeloupe.
Les moyens et les conditions de travail se dégradent. Les salariés dénoncent le manque de moyens humains et matériels : 104 postes sont vacants, la moitié du matériel ne fonctionne pas, un véhicule de secours sur deux est hors service dont la totalité des moyens nautiques. Les droits des travailleurs ne sont pas respectés : l’avancement et les carrières est bloqué et les salaires stagnent.
Les sapeurs-pompiers demandent au département de revoir son budget à la hausse. Il est actuellement de 29 millions, ils réclament un budget de 40 millions d’euros. Ils exigent une rencontre avec la direction du département ainsi que la mise en place d’un plan pluriannuel d’investissement (PPI) sur plusieurs années.
Le président Guy Losbar se défend en disant qu’il a augmenté le budget de sept millions d’euros depuis 2021 et que le PPI est en cours d’élaboration. Dans un communiqué du 4 mars il a osé qualifier les revendications des salariés de « polémique et de pollution électoraliste ». C’est facile de décrédibiliser les revendications des salariés en omettant que l’on met des vies en danger en ne donnant pas les moyens nécessaires.