Deux agents de France Travail ont reçu des menaces sur les réseaux sociaux.
Le 5 mars, les employés de l’agence du Gosier ont refusé d’ouvrir en signe de protestation. L’agence est restée fermée ce jour-là.
Ces menaces proviennent de demandeurs d’emploi obligés de rembourser un trop-perçu. Sur les réseaux et en live, ils ont cité directement le nomdes agents indiqué sur les courriers, les tenant pour responsables.
Le gouvernement impose de fortes économies aux services comme France Travail. Les contrôles sur le moindre centime versé aux chômeurs se multiplient, tandis que les moyens sont réduits au maximum. Il n’y a plus assez de personnel pour fonctionner. France Travail utilise désormais une IA et les agents témoignent de sanctions arbitraires et injustifiées générées. Dans le même temps, les montants et la durée des allocations diminuent.
Pour les travailleurs privés d’emploi, ces remboursements de trop-perçu peuvent tomber comme un coup de massue, les faisant sombrer encore plus dans la précarité. Entre 2018 et 2023 les agressions verbales contre des agents avaient déjà augmenté de 37 % dans les agences françaises, et ça continue.
Les agents de France Travail sont exposés à la colère des demandeurs d’emploi. En apposant le nom des conseillers sur ces courriers, la direction les met en première ligne face aux chômeurs. Victimes d’une politique qui détruit le service public, ces agents ne devraient pas être pris pour cible : c’est à la direction et l’État que doit s’adresser la colère.