Après les élections municipales 2026, nous tenons avant tout à saluer et remercier les électrices et électeurs qui ont porté leurs voix sur les listes de Combat ouvrier. Nous remercions aussi tous ceux qui se sont inscrits sur ces listes comme candidats.
Nos listes étaient présentes dans cinq communes en Guadeloupe et à Fort-de-France en Martinique.
Au total, ce sont 1 574 voix qui se sont portées sur nos candidats à l’échelle des deux îles. Ce résultat est le fruit d’un travail collectif : 222 militants et sympathisants ont courageusement participé à nos listes pour porter la voix des travailleurs.
Dans l’Hexagone le vote a glissé encore un peu plus vers l’extrême droite. Le Rassemblement national remporte des dizaines de villes moyennes, a menacé Marseille et prend Nice via l’alliance avec Éric Ciotti. Il s’appuie toujours sur la démagogie anti-immigration et cherche surtout à rassurer le grand patronat sur sa capacité à gérer les affaires de la bourgeoisie avec ordre et efficacité.
À l’autre bord, La France Insoumise obtient de bons scores à deux chiffres dans plusieurs grandes villes (33 % à Lille). Elle obtient l’élection du maire Bally Bagayoko à Saint-Denis, l’un des premiers maires noirs dans l’Hexagone d’une commune de plus de 100 000 habitants. Si LFI capte une colère sociale dans les villes universitaires et dans des quartiers populaires, dans de nombreuses villes il a pu obtenir 10 % et faire alliance ou se maintenir au deuxième tour.
Le discrédit des partis dits « classiques » de gauche (PS, Écologistes) et de droite (République en marche, Les Républicains…) a pu être profitable à des partis jugés plus radicaux, mais ces « classiques » restent quand même les plus implantées, avec leur solide culture de gestion au service de la grande bourgeoisie.
Parallèlement, il faut souligner que l’abstention est toujours la grande gagnante avec plus de 43 % des inscrits.
Peu importe l’étiquette, les nouveaux maires se heurteront aux mêmes problèmes : la baisse des dotations de l’État, les règles capitalistes de la concurrence, la nécessité de devoir plaire aux investisseurs et bourgeois locaux pour le moindre projet. Ils seront de simples gestionnaires du capitalisme à leur échelle.
Ce ne sont pas les nouveaux élus qui changeront la donne pour le camp des travailleurs. La politique de la bourgeoisie est partout la même, c’est l’austérité.
Pour maintenir les profits records des grosses sociétés, les budgets des communes et des services publics sont sacrifiés. En Guadeloupe, le scandale de l’eau fait suite à des décennies de gestion capitaliste. Pendant que les subventions coulent à flot vers les entreprises !
Les attaques contre les salariés vont s’amplifier. Depuis 2025 le vol de cinq jours d’indemnités chômage par an, les nouvelles lois de « simplification » de 2026 qui veulent empêcher les travailleurs de contester les licenciements, les attaques sur les 40 % de vie chère des employés de la fonction publique aux Antilles ! Les travailleurs ont toutes les raisons de se révolter.
Les promesses de campagne s’évaporent dès le lendemain du scrutin. Le véritable programme, celui qui répond aux intérêts vitaux des exploités, ne s’accomplira que par la lutte collective. C’est la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ! L’interdiction des licenciements ! L’indexation véritable des salaires sur les prix !
Et face aux horreurs de la guerre au Moyen-Orient et ailleurs, seuls les travailleurs en lutte, en France comme ailleurs, ont le pouvoir d’arrêter la machine de guerre impérialiste en refusant déjà par exemple de produire et de transporter les armes de la mort.