Le 25 mars, lors d’une assemblée générale à l’ONU, le Ghana a soumis au vote une résolution présentant la traite négrière comme le « pire crime contre l’humanité ».
123 pays ont eu la décence de voter pour cette résolution. Mais, bien qu’elle reste purement symbolique, elle n’a pas eu l’assentiment de tous. Qui a voté contre ? Qui s’est abstenu ? Pas de surprise ! Les principaux pays impérialistes l’ont rejetée. Trois ont voté contre, l’Argentine, Israël et les USA, car « il ne faudrait pas mettre les crimes en compétition ». 52 se sont abstenus, dont la France, la Grande Bretagne et des États de l’Union Européenne. Pour Macron, « il ne faudrait pas mettre en concurrence des tragédies historiques qu’il n’y a pas lieu de comparer ».
Un tel degré de cynisme et d’hypocrisie est somme toute bien normal de la part de pays dont la bourgeoisie a largement profité de la traite et de l’esclavage. C’est sur le sang des populations africaines, sur la barbarie subie par ceux qui étaient mis en esclavage, que se sont constituées les grandes fortunes qui ont permis l’essor du capitalisme. C’est pour le bénéfice de cette même classe sociale, la grande bourgeoisie, que les dirigeants des États impérialistes déclenchent des guerres, locales ou mondiales dans lesquelles des millions de gens des classes pauvres, soldats et civils, trouvent la mort.
C’est un système violent et sanguinaire dont les maitres sont pourris jusqu’à l’os. Il est grand temps de le renverser.