Le 31 mars et le 1er avril, les agents de Guadeloupe et de Saint-Martin ont été nombreux en grève. Le 31 mars, plus de 120 agents se sont retrouvés devant la direction régionale de France Travail où ils avaient installé leur piquet de grève.
Le directeur général de l’organisme, Thibault Guilluy, après être passé la veille à Saint-Martin, s’est trouvé à la rhumerie Bologne à Basse-Terre pour assister à un job dating. Il a ignoré les grévistes. Les agents ont voté la poursuite de la grève le lendemain 1er avril, d’autant plus que le directeur général devait passer à la direction régionale. Cette fois-ci encore, les agents se sont regroupés à une centaine devant la direction. La moitié des agents se sont invités à la réunion avec le directeur général et les représentants des syndicats. Ce fut l’occasion pour plusieurs d’entre eux de dénoncer les conditions de travail de plus en plus difficiles. Manque de formations pour les demandeurs d’emploi, application des règles de l’assurance chômage qui génèrent la colère et l’agressivité des chômeurs, inégalités de traitement de la carrière des agents. Les grévistes ont suspendu le mouvement après avoir obtenu l’ouverture de négociations sur trois jours en juin avec la direction générale sur la plate-forme de revendications déposée depuis février 2025 par les organisations syndicales de l’institution.