Le président américain, Trump, a décidé de poursuivre sa politique guerrière et colonisatrice de façon cynique et agressive.
Après être intervenu au Venezuela en faisant kidnapper le président Maduro, Trump a décidé de durcir ses attaques contre Cuba pour faire tomber le régime. Il a déjà fait cesser les livraisons de pétrole vénézuélien à Cuba depuis début janvier après la capture de Maduro. Fin janvier Trump a signé un décret stipulant que les pays qui vendent du pétrole à Cuba seront frappés par les droits de douane. Il a assuré que le Mexique qui fournit Cuba en pétrole allait cesser ses livraisons. Le Mexique à son tour subit la pression américaine.
Toutes ces mesures sont prises au prétexte que Cuba est une « menace exceptionnelle » pour la sécurité américaine.
Depuis 1962, Cuba est soumis à un embargo américain parce que les États-Unis n’ont pas réussi à faire plier le régime cubain du côté de leurs intérêts. Cela fait deux ans que la population souffre des coupures générales de courant quotidiennement, les files d’attente s’allongent devant les stations-service. De plus, aux pannes d’électricité s’ajoutent les pénuries de nourriture, de médicaments et une forte inflation. En 2021, la précédente crise énergétique avait provoqué une vague de protestations suivie d’une centaine d’arrestations. Depuis cette date deux millions de Cubains ont fui le pays. L’objectif des États-Unis est de multiplier les difficultés du régime pour pousser la population à se dresser contre les dirigeants.
Trump dit qu’un dialogue s’est engagé entre les États-Unis et Cuba. Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a démenti cette information. En faisant ce coup de force Trump affirme sa puissance impérialiste sur le continent américain face à la concurrence chinoise dans la région et face à la Russie, montrant qu’il a les moyens d’imposer sa loi sur sa chasse gardée.