CO N°1364 (31 janvier 2026) – Martinique – BTP : ce n’est pas la crise pour tout le monde

Dans le journal télévisé de 19 heures du jeudi 21 janvier dernier, Jean-Yves Bonnaire, le secrétaire général de la Fédération régionale du bâtiment et des travaux publics (FRBTP) de Martinique, et également chef d’entreprise, s’est de nouveau fait entendre sur la situation économique dans le bâtiment.

Il se plaint du fait que « Le secteur du BTP a connu une année particulièrement difficile ». Même son de cloche pour Philippe Jock, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la Martinique. Ces deux représentants parlent au nom des capitalistes du bâtiment. Mais ils ne dévoilent pas les bénéfices réalisés sur le dos des ouvriers durant la même année. Combien d’ouvriers durant la même année ont été jetés à la rue, et n’ont toujours pas retrouvé du travail ? Quant aux entreprises artisanales des plus petits patrons, victimes eux aussi de ce système économique, on note dans la presse : « plus de 10 % de défaillances et de liquidations judiciaires d’entreprises ».

Et à Jean-Yves Bonnaire de renchérir : « On a dans cette branche du BTP un dialogue social qui est effectif, pas toujours d’accord entre employeur et salarié, mais il existe ». Pas toujours d’accord, pour quelle raison ? Là, Jean-Yves Bonnaire garde le silence. La vraie raison vient du fait que le patronat, n’a augmenté les salaires que de 1 % en 2025. Soit pour un OQ2 une augmentation de 13 centimes de l’heure ou de 20 € pour le mois. Alors qu’à ce même ouvrier, il manque 500 euros net d’augmentation pour que son salaire corresponde au niveau du coût de la vie.

Résultat : C’est aux travailleurs que le patronat du bâtiment demande de payer leur crise. Eh bien non !