CO N°1365 (14 février 2026) – USA – La résistance face à l’ICE

L’administration de Trump a annoncé le retrait immédiat du Minnesota de 700 agents fédéraux. Parmi eux surtout des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).

Trois mille agents de l’ICE avaient été déployés dans l’État, surtout dans la capitale Minneapolis. Cette ville est toujours le théâtre de rafles, comme ailleurs dans le pays, orchestrées sur les lieux de travail, aux domiciles et même devant les écoles pour arrêter des « clandestins », même un enfant de cinq ans a été arrêté. Ces arrestations sont très violentes et arbitraires. La peur touche jusqu’à la communauté des « amérindiens » qui s’équipent de cartes d’identités tribales pour ne pas être raflés.

La colère a fini par exploser lorsque l’ICE a assassiné une femme de 37 ans, Renee Nicole Good, et quelques semaines plus tard Alex Pretti qui s’interposait face aux agents de l’ICE.

Ce sont des semaines de manifestations qui ont secoué la ville et même les États-Unis. Les habitants ont aussi montré des élans de solidarité pour venir en aide ou protéger leurs voisins immigrés : en faisant le guet, en détournant l’attention, en s’interposant face aux arrestations. Une résistance qui grandit face à la terreur mise en place par Trump pour flatter son électorat d’extrême droite et plus largement pour effrayer l’ensemble des travailleurs.

La résistance de la population a poussé Trump à reculer légèrement du moins localement. D’où l’annonce le 4 février du retrait des 700 agents dans le Minnesota et c’est aussi ce qui explique le retrait du rôle de commandement à Minneapolis du responsable de la police des frontières, Gregory Bovino.

Mais la politique répressive générale se poursuit. Trump va lancer des opérations d’expulsion dans d’autres villes des États-Unis. Aujourd’hui il y aurait 73 000 personnes détenues par l’ICE dans le pays.