CO N°1366 (28 février 2026) – Éditorial – Les 15 et 22 mars : votez Combat ouvrier, votez communiste révolutionnaire !

Nous nous portons candidats aux élections municipales pour qu’un jour, toute notre classe, la classe ouvrière, se porte candidate à la direction de la société et montre qu’il y a un chemin pour un monde sans exploitation, sans la recherche du profit et de la concurrence et sans guerre.

Travailleurs, envoyez des communistes révolutionnaires dans les conseils municipaux. Si nous sommes élus nous serons un point d’appui pour nos camarades du monde ouvrier et populaire.

On dit de nous : « ils ne sont pas crédibles, ce sont des rêveurs en attente d’un grand soir qui n’arrive pas, des gens pour qui ça ne vaut pas la peine de voter car ils n’ont pas de succès électoraux. » Ceux qui pensent et disent cela n’ont au fond que mépris pour les électeurs. Car chaque voix, chaque électeur compte. Chaque voix, chaque électeur est important car chaque femme, chaque homme est important.

Plusieurs centaines d’électeurs votent pour nos candidats, à l’échelle des élections municipales. Ils sont entre 2000 et 3000 aux élections générales dans les assemblées locales. Et ce ne sont ni des fous, ni des imbéciles. Ce sont des travailleurs conscients qui ont fait un choix conscient, des électeurs qui n’ont aucune confiance en la classe politique classique et usée. Ils savent que le système capitaliste actuel jette de plus en plus de gens dans la pauvreté et fait prospérer toujours plus les plus riches ! Ils savent que ce sont les 145 milliardaires français, la dizaine de millionnaires locaux qui dirigent réellement et non les élus locaux. Et encore moins les élus d’Outre-mer de ce qui reste de l’empire colonial français. Aux yeux des maitres de l’économie et de l’État français, pétris d’esprit colonial, ces élus d’Outre-mer sont quantité négligeable et méprisable.

Cet état d’esprit s’accompagne d’un mépris de classe envers les travailleurs et les classes populaires.

Ces derniers sont confrontés aux bas salaires, au manque d’eau potable au robinet en Guadeloupe, aux mauvais transports publics en Martinique, aux dépenses de santé accrues. Dernière pénalité : à partir du 1ermars 2026 le forfait journalier hospitalier passera de 20 à 23 euros par jour. En psychiatrie le forfait augmentera de 15 à 17 euros par jour. Le forfait patient Urgences facturé aux patients non hospitalisés après leur passage aux urgences passera de 19,61 à 23 euros. De plus en plus, se faire soigner bien et rapidement est réservé à ceux qui en ont les moyens. Quant aux riches il leur suffit d’un voyage rapide en France, d’une bonne clinique privée avec les meilleurs chirurgiens qui facturent leurs services des milliers d’euros.

La vie chère augmente toujours plus et favorise les profits des Carrefour, Leclerc, Auchan, CMA-CGM et des actionnaires de ces grosses sociétés. L’État subventionne ces grosses sociétés à hauteur de 270 milliards d’argent public.

Si les communes sont de plus en plus pauvres c’est parce que les capitalistes siphonnent l’argent public. Exemple à une petite échelle : le Groupe Bernard Hayot a obtenu plus de 56 millions d’euros d’aides publiques alors qu’il réalisait plus de 220 millions de bénéfices. C’est une goutte d’eau par rapport aux 270 milliards, mais cela démontre bien où va l’argent public.

C’est ce même système capitaliste qui est à l’origine des guerres, qui commet un génocide à Gaza, qui bombarde à droite à gauche, de la Caraïbe au Moyen-Orient, qui est à l’origine des crises économiques à répétition. Il nous prépare même une guerre mondiale et nous le fait savoir.

Alors, les 15 et 22 mars votez pour les seuls candidats à lutter contre les capitalistes et leur système ! Votez Combat ouvrier, à Fort-de-France, Le Gosier, Pointe-à-Pitre, Les Abymes, Deshaies et Capesterre-Belle-Eau !