CO N°1366 (28 février 2026) – États-Unis – Le « Conseil de la paix » de Trump

Réuni le 19 février 2026, le « Conseil de la paix » convoqué par Donald Trump prétend inaugurer une nouvelle ère de stabilité au Moyen-Orient. Quarante-sept pays y ont participé.

Officiellement, il s’agit de reconstruire Gaza, dévastée par des mois de guerre, qui ont fait 100 000 morts Palestiniens et d’y déployer une force dite de « stabilisation » pouvant atteindre 20 000 soldats de différents pays sous commandement américain.

Cette initiative intervient quand tout est déjà détruit. Elle vise moins à réparer qu’à organiser  la tutelle politique et militaire  du territoire. Le cessez-le-feu  est violé quotidiennement par Israël, les bombardements se poursuivent, et les conditions d’existence à Gaza demeurent catastrophiques. Il y a urgence pour les habitants, mais à Washington, on discute contrats, commandements militaires et influence.

De plus, ce conseil de la paix n’a rien de démocratique. Trump décide seul des invitations et peut révoquer les participants.

Les États doivent verser un milliard de dollars pour en être membres permanents : visiblement la « paix » a un droit d’entrée. Les puissances européennes s’en tiennent à distance, tandis que des États dépendants de Washington fournissent troupes et caution politique. C’est un directoire des puissants qui se met en place, en concurrence avec l’Organisation des nations unies.

Les milliards promis ne sont pas un geste humanitaire, l’impérialisme investit dans sa domination sur cette région. La paix des impérialistes est celle qu’imposent les armes et les capitaux, elle ne peut être durable.