La guerre en Iran pourra avoir des conséquences fâcheuses sur le prix du litre de carburant à la pompe aux Antilles.
Interrogé par Martinique 1ère, le directeur de la SARA (Société anonyme de raffinerie des Antilles) se veut rassurant. Il informe que le pétrole qui arrive à la SARA pour être raffiné ne vient pas du Moyen-Orient mais de la Mer du Nord. Le risque de pénurie de pétrole est donc faible en Martinique et en Guadeloupe. Quant à l’inflation, le directeur ajoute que les prix ne devraient pas bouger. Oui mais voilà, dans ce système capitaliste, les prix peuvent s’envoler à l’échelle de la planète et influencer ceux des Antilles.
En effet, l’Iran fait partie des grands producteurs mondiaux de pétrole. Il produit plusieurs millions de barils par jour. Les attaques ou sanctions peuvent réduire sa capacité à produire ou exporter. Les marchés craignent donc une diminution de l’offre mondiale, ainsi que la baisse des profits, ce qui fait monter les prix.
Les traders et les compagnies pétrolières anticipent les risques futurs. Donc, ils achètent du pétrole par précaution, et… éventuellement pour spéculer. Les prix montent sur les marchés, ce qui se répercute ensuite sur le prix du carburant à la pompe.
Le mercredi 4 mars, le prix du Brent auquel est lié le prix des carburants aux Antilles a dépassé 80 $ et a progressé de plus de 15 % en quelques jours. Il pourrait atteindre 120 dollars selon des spécialistes. En 2022, le prix du litre de carburant à la pompe avait augmenté jusqu’à 2 € en Martinique. À cette période, le prix du baril avait atteint 100 dollars. La menace d’une inflation est réelle.
Contre les conditions de vie aggravées par l’inflation, les travailleurs et la population laborieuse auront tout intérêt à exiger la hausse des salaires, pensions et allocations en même temps que les prix !