Dans une déclaration publiée jeudi 2 avril 2026, les quatre maires de la CACEM (Communauté d’Agglomération du Centre de la Martinique comprenant Saint-Joseph, Lamentin, Schoelcher et Fort-de-France), se manifestent sur la situation du transport dans le Centre. C’est pour désigner les chauffeurs de Transaglo en grève comme étant les responsables des difficultés de la population.
« Population prise en otage, victimes les plus vulnérables (élèves, personnes âgées, isolées, etc.), entreprises désorganisées, atteinte à la dignité des usagers » : les maires ne lésinent pas sur les formules pour tenter de discréditer les chauffeurs en grève. En réalité, leur démarche n’a qu’un but : manifester leur solidarité en couvrant les élus qui ont en charge l’organisation et la gestion du transport de passagers du Réseau Centre.
Dans leur déclaration, pas un mot sur les engagements pris en mai 2025 qui n’ont été que partiellement mis en œuvre, pas un mot sur le refus du président de Martinique Transport de participer aux négociations sous l’égide de la Direction du travail, tout en pilotant en sous-main la direction de Transaglo.
Pour se justifier, les responsables de Martinique Transport et de la CTM eux, se retranchent derrière la mauvaise santé financière des collectivités. Et donc, ils veulent faire supporter cette situation par les travailleurs de Transaglo. Si les collectivités sont en manque de ressources pour mener leurs missions, c’est parce que l’argent public atterrit dans les caisses des capitalistes sous forme de subventions, d’exonérations, de charges non justifiées, etc.
Les chauffeurs de Transaglo ont raison de refuser que les ajustements se fassent à leur détriment.