Hausser, baisser (ou faire semblant), la SARA (Société Anonyme de la Raffinerie des Antilles) et la Préfecture jouent au plus malin avec nous. Mais ils ne trompent personne.
Il y a un an, en novembre 2025, le sans-plomb et le gazole coûtaient respectivement 1,78 € et 1,65 € en Guadeloupe. Sous prétexte de l’augmentation du prix du pétrole brut en Mer du Nord, après l’agression israélo-américaine sur l’Iran, et le blocage du détroit d’Ormuz, les prix des carburants ont flambé en Guadeloupe et en Martinique, dépassant largement les 2 € le litre. Or la SARA ne s’approvisionne pas dans cette zone.
Pour répondre aux manifestations en France, Macron et son gouvernement ont débloqué des « stocks stratégiques » et ont assuré que les prix du gazole allaient baisser de 18 à 21 centimes. Pour l’instant, nous ne sommes pas bénéficiaires de cette demi-mesure, mais il fallait faire un geste. Alors le gazole a perdu 3 centimes, mais en revanche le super a augmenté de 6 centimes, et la bouteille de gaz de près de 4 euros !
Pendant ce temps, TotalEnergies, qui contrôle la SARA, a fait 8,3 milliards d’euros de bénéfices au troisième trimestre, contre 3,7 milliards en 2025.
Cherchez l’erreur !