CO N°1362 (20 décembre 2025) – Martinique – Fort-de-France : des listes en ordre de bataille, pour une même politique !

Ces derniers jours, les annonces de candidatures sur Fort-de-France se sont multipliées.

Il y a celle de Francis Carole du Palima (Parti pour la libération de la Martinique), conseiller territorial du Gran sanblé pou Matinik, allié à Béatrice Bellay députée PS. Celle de Péyi-a avec Nathalie Jos, elle aussi opposante au maire de Fort-de-France. Le vendredi 12 décembre, Didier Laguerre, le maire PPM de Fort-de-France annonçait qu’il était investi par son parti le PPM pour briguer un 3ème mandat. Steeve Moreau, ex conseiller adjoint au maire de Fort-de-France, a également annoncé sa candidature avec le PLP (Parti pour le peuple) de Rodrigue Petitot.

Pour certains l’objectif est clair « sortir la ville capitale des griffes du PPM » Rien que ça ! Effectivement, le maire PPM Didier Laguerre a pris la succession de Serge Letchimy depuis 2013 qui lui-même la tenait d’Aimé Césaire en personne depuis… 2001. Le récent procès des deux élus pour un potentiel détournement de fonds au service de leur parti, assorti d’une possible peine d’inéligibilité prononcée en février prochain peut même rendre à leurs yeux la démarche excitante.

Ces listes se retrouvent en grande partie sur le constat des insuffisances, voire de « l’abandon de la ville ». Comme si l’insécurité, la délinquance et le narcotrafic pouvaient être résolus à l’échelle de Fort-de-France et n’étaient pas liés à la pauvreté des quartiers populaires, au recul des services publics et à l’emprise du fric sur notre société ! La réalité, c’est que ces candidats aspirent au mieux à être de bons gestionnaires de la société telle qu’elle est, avec la domination du grand patronat, l’exploitation, la loi du profit, de la concurrence et de la guerre économique qui va avec. Alors, les travailleurs et les masses laborieuses n’ont pas d’illusions à se faire sur de tels candidats.

La liste Combat ouvrier conduite par Gabriel Jean-Marie sera la seule qui permettra de dire que face aux bas salaires, aux prix qui flambent, à la diminution des transports en commun, face à toutes les complications, il n’y a pas d’autre choix que de se préparer à prendre directement dans les richesses capitalistes !