Le gouvernement de Trump a décidé de supprimer le statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens vivant et travaillant aux États-Unis.
Depuis juillet dernier, des centaines d’Haïtiens se sont fait expulser manu militari vers Haïti et des centaines de milliers d’autres sont menacés de subir le même sort.
Beaucoup se cachent désormais. Ils n’osent même pas se rendre au travail de peur d’être raflés par la police de l’immigration. Redoutant d’être expulsé, un étudiant haïtien de 20 ans s’est suicidé le 31 août 2026 à Springfield, dans l’Ohio. Même les Haïtiens qui ont obtenu la nationalité américaine se sentent menacés.
Le statut de protection temporaire avait été adopté par les États-Unis suite au séisme du 12 janvier 2010 qui avait dévasté la capitale haïtienne, Port-au-Prince, et avait fait plus de 300 000 morts.
Aujourd’hui, la population haïtienne est confrontée à une catastrophe non plus naturelle mais sociale : la violence des gangs et la barbarie qu’elle engendre ont fait plus de 5 500 morts entre mars 2025 et mi-janvier 2026, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).
Mais Trump et son gouvernement se moquent de renvoyer ces personnes dans cet enfer. Leur politique anti-migratoire est de plus en plus agressive et traite chaque jour les travailleurs immigrés comme des criminels.
Mais les criminels sont les gouvernements américains et français qui ont pillé Haïti, lui ont imposé une dette colossale, ont soutenu des présidents, dictateurs et leurs milices armées. Ils ont encouragé l’installation d’usines dans la zone industrielle de Port-au-Prince pour exploiter des travailleurs dans la confection de balles de base-ball et de maillots de sport à destination des États-Unis.
Les gangs qui terrorisent aujourd’hui la population sont le fruit de ce brigandage impérialiste.