Depuis le 7 septembre la réouverture des classes est officielle. Pour les parents d’élèves c’est un combat pour permettre l’accès à l’éducation à leurs enfants.
De nombreux établissements ont été détruits, d’autres fermés, de nombreuses écoles servent d’abri à des populations déplacées dans le département autour de Port-au-Prince. Des milliers de familles ont fui les attaques des gangs en cherchant refuge dans une zone non menacée.
Chaque matin traverser le quartier c’est le risque de se trouver pris dans une fusillade entre des gangs. La préoccupation autour de la sécurité des élèves sur le trajet vers leur établissement est permanente.
Ainsi deux écolières et leur chauffeur ont été enlevés le 9 septembre alors qu’ils se rendaient à l’école à Delmas dans la région de Port-au-Prince. Dans un autre quartier, cinq élèves ont été embarqués dans un véhicule, enlevés devant leur école le 18 septembre.
Dans ces quartiers, c’est l’inquiétude parmi les familles. Les proches restent dans l’attente d’informations sur le sort des enfants. Le gouvernement avait annoncé des mesures de sécurité destinées à accompagner la rentrée et à renforcer la présence policière dans certaines zones. Ces enlèvements montrent les failles dans l’efficacité de ce dispositif dans les secteurs exposés aux kidnappings.
Pour les familles, l’urgence reste la libération des élèves et la mise en place de mesures pour sécuriser davantage les trajets scolaires. Alors que le gouvernement n’assume pas les tâches de protection, la présence de la population, son organisation pour sécuriser les abords des établissements est une perspective nécessaire.