Les bus des transports publics, à l’arrêt depuis le début du mois de septembre, devraient rouler à nouveau à partir du 21 septembre dans le Centre. Ceux du Nord devraient être mis en route « dans la semaine ». Quant à la reprise de ceux du Sud, elle n’est toujours pas programmée par Martinique Transport.
Le lundi 14 septembre, l’émission Politik Péyï de Martinique La 1ère TV était réalisée sur le transport. Étaient présents sur le plateau, Arnaud René Corail, président de Martinique Transport, membre du PPM, Jean-Philippe Nilor, député du mouvement indépendantiste Péyi-a et conseiller à la CTM, et Louis Boutrin, du mouvement Martinique Écologie, conseiller à la CTM. Durant deux heures, ces élus ont débattu de l’arrêt des transports collectifs et des difficultés rencontrées par les usagers. Chacun à sa manière s’est montré « soucieux » de cette désorganisation inadmissible, tout en se renvoyant la balle sur la mauvaise gestion des transports collectifs.
Pour Arnaud René Corail, il faut trouver 40 millions d’euros de recette pour faire redémarrer correctement la gestion des transports en Martinique.
Mais où prendre cet argent ?
René Corail a fini par dire que ce serait à la population de payer. Il a aussi ajouté : « Il pourrait y avoir des licenciements, particulièrement dans le Sud. On sera contraint d’envisager de licencier plusieurs dizaines de chauf-feurs». Voilà ! Pour ce beau monde, ce serait donc aux exploités de payer les pots cassés !
À aucun moment, ni durant l’émission, ni après, on n’a entendu l’un de ces élus dire qu’il n’est pas normal et même scandaleux que ce soit aux travailleurs de payer. On ne les a pas entendu dire non plus que l’argent nécessaire pour faire fonctionner correctement les transports publics existe.
Oui ! Cet argent existe ! Il se trouve dans les coffres des gros capitalistes. Il faut le prendre sur leurs profits en se mobilisant massivement pour imposer une telle mesure par la lutte. Cette méthode-là, ne fait pas partie du catalogue des recettes de ces notables élus, quels qu’ils soient.