Partout en France, le 15 septembre dernier, les travailleurs de l’électricité et du gaz se sont mobilisés pour protester contre un projet du gouvernement qui prévoit la révision de leur tarif préférentiel.
Depuis 2010, la Cour des comptes a remis en cause ce tarif dans quatre rapports. Elle évoque un manque à gagner de 381 millions d’euros par an pour les entreprises de l’Énergie.
En Guadeloupe, les travailleurs d’EDF-SEI se sont mobilisés devant EDF archipel Guadeloupe à Baie-Mahault. Les agents du groupe Albioma ont aussi fait grève. Ces derniers exigent de la direction nationale de ne : « mettre en application aucune des recommandations issues du rapport de la Cour des comptes du 17 juillet 2026 impactant les garanties collectives des agents dont celles sur le tarif agent ». Le « tarif agent » permet aux travailleurs et aux retraités de l’Énergie de bénéficier d’un tarif préférentiel sur leur consommation de gaz et d’électricité. Il prévoit un tarif de 0,61 centime du kilowattheure (kWh) pour l’électricité, 0,24 centime du kWh pour le gaz.
Le « tarif agent » n’est pas un privilège, les entreprises comme le groupe EDF, Albioma, Engie… accumulent des milliards de bénéfices chaque année grâce au travail de ses salariés. Beaucoup d’entre eux travaillent de nuit, les week-ends et les jours fériés. C’est une faible compensation pour des électriciens et des gaziers qui commencent au Smic et qui n’ont pas des retraites élevées.
Les mobilisations montrent que les travailleurs ne se laisseront pas faire.