Le 29 septembre plus de 800 travailleurs ont répondu à l’appel d’une journée nationale de grève dans la fonction publique. En Martinique, des organisations syndicales ont élargi l’appel aux salariés du privé, retraités, étudiants et demandeurs d’emploi.
Les manifestants ont défilé à Fort-de-France. Le cortège réunissait notamment des salariés, des retraités, des agents hospitaliers, des agents municipaux et territoriaux, des personnels de l’Éducation, des travailleurs agricoles, des travailleurs de l’EDF ou encore les pompiers en colère à cause du manque de moyens.
Les manifestants réclamaient de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail, dans un contexte marqué par l’inflation et la perspective d’un nouveau gel du point d’indice en 2027. Des slogans sur l’augmentation des salaires et la cherté de la vie ont été entendus.
Ainsi, avec leurs syndicats, les travailleurs ont réclamé la revalorisation du point d’indice dans la fonction publique, son indexation sur l’inflation contre la perte du pouvoir d’achat, ainsi que la suppression du jour de carence et le maintien de la rémunération pendant les congés maladie ordinaires.
Les revendications nationales ont été associées à des préoccupations locales, notamment le manque de transports.
Les agents des finances publiques du Lamentin, sur le site de Place d’Armes, se sont mobilisés pour défendre le maintien du centre des finances publiques, dont la fermeture est envisagée au 1er janvier 2028. Ils dénoncent notamment les conséquences que cette fermeture pourrait avoir telles que la surcharge du site de Schoelcher.
Les sapeurs-pompiers ont également participé à la journée de mobilisation, mais avec une revendication spécifique : la situation financière du Service d’incendie et de secours de la Martinique (SIS). En effet, le SIS fait face à un déficit de 12 millions d’euros.
La journée du 29 septembre a été l’occasion de dénoncer la casse budgétaire que le gouvernement prépare avec le budget de 2027, au nom de la réduction de la dette publique de 54 milliards d’euros. Ce n’est pas aux travailleurs et aux précaires de payer cette dette. La journée du 29 septembre peut être le début d’une lutte plus large contre l’État au service des capitalistes qui est prêt à faire des économies sur le dos des travailleurs, avec ou sans emplois, actifs ou retraités.