Wendy Olibrice a 23 ans. Au moment où nous écrivons il est entre la vie et la mort, plongé dans un coma artificiel après avoir été grièvement blessé par les gendarmes dans la nuit du 20 au 21 octobre.
Des gendarmes l’ont percuté avec leur véhicule avant de le passer à tabac et de l’embarquer. Son état est tellement grave qu’il a dû subir une opération chirurgicale, être placé dans un coma artificiel et être transféré dans un hôpital de l’Hexagone.
L’intervention des gendarmes s’est déroulée à Petit-Paris, un quartier populaire de Basse-Terre, dans un contexte où les jeunes auraient voulu mettre en place un barrage.
La brutalité des gendarmes est insoutenable et disproportionnée. C’est à l’image de cette société où les nantis ont tous les droits mais on voudrait que ces jeunes acceptent la misère en silence, qu’ils encaissent les injustices sans broncher. Et lorsqu’ils expriment leur colère, c’est au risque de se faire tuer par les forces de répression de l’État.
Tout le soutien doit être à la famille et aux jeunes plongés dans l’angoisse. Toute la lumière doit être faite sur l’agression des gendarmes.