Dans la nuit du 17 au 18 février 2009 , Jacques Bino était tué. Âgé de 48 ans, il était un militant syndical de la CGTG et membre du mouvement Akiyo.
La grève générale dont le coup d’envoi avait été donné lors d’un grand meeting à la mutualité le 20 janvier prenait de plus en plus de force. De jour comme de nuit, des barrages étaient érigés par la population dans les rues de Pointe-à-Pitre comme sur les routes de campagne. Jacques sortait d’une réunion à la CGTG. Arrêté par un barrage à la cité Henri IV, il a cherché à faire demi-tour lorsqu’un individu s’est posté devant sa voiture et a tiré trois balles. L’une a touché Jacques Bino en pleine poitrine. Son passager, qui a pu relater les faits, en a réchappé.
Jusqu’à ce jour, le mystère demeure sur le mobile de ce meurtre. Qui était visé ? Bino ? A-t-il été pris pour quelqu’un d’autre ? Quel était le but recherché ?
Le 4 mars, la grève générale s’achevait sur un accord qui établissait entre autres une prime de 200 euros sur les plus bas salaires.
Depuis, chaque année, une commémoration est organisée à l’initiative des militants de la CGTG avec la famille de Bino au cimetière de Petit-Canal où il est enterré. Combat ouvrier y participe ainsi que des représentants d’autres organisations ouvrières et anticolonialistes.