À Fort-de-France, la campagne électorale pour le premier tour des élections municipales du dimanche 15 mars 2026 bat son plein.
Didier Laguerre, le maire sortant du PPM se fait jusqu’ici plutôt discret, attendant peut-être l’issue prochaine de ses affaires judiciaires. Face à lui, il y a Francis Carole, tête de liste du Parti pour la libération de la Martinique (PALIMA), parti politique nationaliste et indépendantiste. Il se présente sous la bannière « Démaré Fodfwans » en duo avec Béatrice Bellay première secrétaire fédérale de la Fédération socialiste de la Martinique. Rien de surprenant pour ces deux candidats qui ont déjà fait leurs preuves comme notables et gestionnaires au service des possédants et des capitalistes locaux.
La liste de Carole est soutenue par des organisations politiques réformistes locales, de même obédience. Il s’agit de celles du Gran sanblé avec le MIM, le CNCP-APAL, le PCM et du syndicat la FSM.
Interviewé il y a quelques jours, Francis Carole a développé tout son catalogue de promesses électorales. Il a tenu aussi à rassurer les capitalistes locaux, en disant qu’il « n’est pas contre les chefs d’entreprises », c’est-à-dire contre le capitalisme. Il est d’ailleurs d’accord pour leur apporter « des mesures d’accompagnement pour le développement économique », c’est-à-dire, apporter des aides et des subventions à ceux qui en ont déjà.
En plus de Carole, d’autres associations ou partis politiques réformistes sont rentrés dans la danse. Il s’agit de Nathalie Jos, du mouvement Lyannaj pou lévé Fodfwans lié à Peyi-a. Elle est entourée des députés Jean-Philippe Nilor et Marcellin Nadeau, et mène sa campagne pour « redonner la parole aux habitants, aux familles, aux sans-abris et aux quartiers trop souvent oubliés et qu’on n’entend jamais, en toute transparence et par des méthodes plus participatives contre la pauvreté ».
Il y a aussi le parti Pour Le Peuple (PLP) de Rodrigue Petitot, leader et fondateur du RPPRAC (Rassemblement pour la protection des peuples et des ressources afro-caribéens). Son candidat est Steeve Moreau, ex-adjoint au maire de Fort-de-France qui affirme qu’il veut représenter « le peuple de Fort-de-France ».
D’autres candidatures vont apparaître dans les jours à venir. Ils et elles viendront sans doute ajouter quelques discours similaires.
En définitive, toutes ces listes se ressemblent. Malgré leur présentation de longs catalogues de promesses, elles sont très loin des véritables préoccupations des exploités. Elles ne remettent pas en cause le système capitaliste, basé sur l’exploitation des travailleurs, et ne proposent pas de perspectives de luttes aux exploités.
Seule notre liste, Combat ouvrier, critique et remet en cause le système capitaliste. Nous disons aussi qu’il dépend des travailleurs, de leur conscience et de leurs combats de changer le cours des choses. Et qu’ils peuvent diriger eux-mêmes la société.