Du profit qui se construit sur la souffrance au travail
Dans la commune de Basse-Pointe, sur l’Habitation Potiche se joue un drame silencieux. Depuis quatre ans, un ouvrier de 63 ans demande de ne plus faire de comptage. En effet il souffre des genoux, et l’activité lui demande de monter sur une échelle 250 fois dans la journée. Le directeur de l’exploitation interpellé sur la pénibilité de l’activité, continue de faire la sourde oreille. Il exige que le travail soit fait, sinon tout refus de la part du salarié sera suivi de sanction disciplinaire. Imposer 250 montées d’échelle, c’est transformer la pénibilité en maltraitance… mais aussi en colère !
Débrayage, pour s’opposer à l’exploitation
Sur l’Habitation Duhaumont dans la commune de Marigot, si parfois certaines décisions relèvent du management, d’autres, par contre, relèvent de la mesquinerie pure. Ainsi, une salariée affectée à la découpe est mise à pied du fait que la responsable du hangar a relevé un défaut sur un bouquet de bananes… La salariée se voit convoquée par l’employeur, pour un entretien le 19 février, en vue de la sanctionner. Pour la soutenir, ses camarades ont déjà débrayé durant la semaine et selon ce qui sortira de l’entretien, la menace d’une grève plane à Duhaumont.
La loi Duplomb, toujours en débat, et c’est toujours NON !
Cette loi propose de réintroduire l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes. Elle a été dénoncée par deux millions de personnes. Mais ses promoteurs persistent sous couvert d’urgence agricole. Nou ni asé pwodui ki zaka dékalé nou, nous paléy !
Un pesticide dangereux pour la vie humaine
Vouloir imposer ce produit, au seul motif de la production agricole intensive, est criminel. Car concernant ses effets sur la santé humaine, il a été scientifiquement établi que l’usage de ce pesticide entraine des risques de perturbation du développement cérébral, particulièrement sur les fœtus et les jeunes enfants.