La rentrée scolaire révèle une nouvelle fois les contradictions d’un système éducatif victime d’une politique d’économies sur les services publics.
Près de 76 400 élèves sont attendus, soit 1 700 de moins qu’il y a un an. Pour le rectorat, cette baisse justifie la suppression de 91 postes d’enseignants. Aux yeux du gouvernement, l’éducation n’est qu’une dépense qu’il faut diminuer à la moindre occasion.
Cette baisse démographique pourrait être l’occasion de réduire les effectifs par classe, d’améliorer l’accompagnement des élèves, de renforcer l’enseignement spécialisé, de garantir le remplacement des enseignants absents ou encore de renforcer l’accompagnement des élèves à besoins particuliers.
C’est l’inverse qui se produit : les moyens reculent. Or, réduire les moyens revient à accroître les difficultés rencontrées par le personnel, les élèves et leurs familles. C’est faire peser davantage sur les familles le coût des difficultés scolaires que le service public devrait précisément contribuer à prévenir et à combattre…