Les représentants de plusieurs secteurs de l’économie se sont réunis mercredi 9 septembre à l’appel de l’Union des organisations professionnelles des PME de Guadeloupe.
Ces chefs d’entreprise, artisans et autres représentants des différents secteurs d’activité ont partagé le même constat : les difficultés s’accumulent pour eux.
En clair les bénéfices de ces patrons diminuent et la concurrence avec des capitalistes plus gros leur est défavorable. Ils préparent une réaction et demandent aux élus et aux services de l’État des mesures rapides pour les soutenir afin que selon eux « les entreprises guadeloupéennes ne puissent pas disparaître ».
Pour eux, sauver les patrons guadeloupéens, sauver la Guadeloupe, c’est sauver leurs bénéfices en prenant dans les poches des travailleurs, c’est diminuer encore les salaires et aggraver les conditions de travail.
L’une des demandes de ces patrons est que l’État baisse les charges sociales, baisse les charges patronales, celles qu’ils sont censés payer pour la protection des travailleurs qu’ils exploitent.
Ils disent qu’ils mettent en avant les intérêts de la Guadeloupe et des Guadeloupéens ! C’est pour masquer le fait que l’intérêt qu’ils défendent en priorité est leur propre intérêt. Celui de continuer à faire des bénéfices en continuant l’exploitation des ouvriers.
Les travailleurs subissent la hausse des carburants, la hausse du coût des denrées alimentaires, ils se démènent pour nourrir leurs familles et trouvent ces patrons petits et gros en face d’eux quand il s’agit de réclamer un salaire décent pour boucler la fin de mois.
Les plus résolus parmi les travailleurs ne se mettent pas à la remorque du patronat local, ne se laissent pas bercer de grandes phrases « guadeloupéennes ». Ils se préparent à s’organiser pour défendre leurs propres intérêts et demander les augmentations de salaire nécessaires en fonction de la montée des prix.
Les intérêts des ouvriers, des travailleurs sont à l’opposé de ceux des patrons.