La Cour Régionale des Comptes (CRC) a déposé son rapport et ses recommandations pour la Collectivité Territoriale de la Martinique (CTM).
Elle a mis en évidence une dette cumulée de un milliard. L’assemblée plénière de la CTM a suivi le 24 septembre dernier.
C’était donc un festival d’injonctions, d’accusations, de recommandations, pour le redressement des comptes. L’optimisation ou l’austérité ?
Plan de redressement et plan d’action ? Que choisir ? Apparemment, les élus, de la majorité et des oppositions n’ont d’yeux que pour les dépenses nécessaires mais insuffisantes de la collectivité. Ces dépenses concernent des associations et autres organismes d’intérêt public.
La solution proposée par la majorité est de couper sur les dépenses, puisque les recettes sont insuffisantes pour combler l’augmentation des dépenses engendrée par l’inflation et les interventions urgentes sur les infrastructures.
Les comptes sont tellement déficitaires que la CTM a vendu des biens immobiliers. Au final, les élus de tous bords n’ont pas manqué d’arguments pour justifier la faillite de l’autre camp ou l’honnêteté du leur. Tout ça c’est du vent !
Mais aucun élu n’a suggéré de prendre sur l’argent distribué aux riches capitalistes. Ces derniers, occupés à faire leur business, ne sont pas plus soucieux du sort de la population laborieuse que les élus, bien au contraire. Tant que le cash coule dans leurs coffres. On se souvient comment les groupements de patrons, dont le capitaliste Yann Monplaisir est l’un des représentants, se sont insurgés quand il était question de les taxer davantage sur le transport.
Les travailleurs n’ont donc pas à se sentir gênés d’exiger le respect de leur dignité. Si les gros patrons se gavent de l’argent public et ne veulent absolument pas en payer la note, ce n’est pas à nous qui suons le profit, qu’il devrait en coûter. De leurs côtés, les notables préfèrent rester discuter dans les assemblées que d’aller chercher les dizaines de millions d’euros qui sont servis aux capitalistes. C’est bien à nous, travailleurs, qui produisons tout dans cette société, d’aller les chercher.