CO N°1378 (10 octobre 2026) – Martinique – Les lycéens manifestent !

Dans le prolongement des manifestions en Hexagone, plusieurs lycées sont entrés en grève le 2 octobre. Ils manifestent contre leurs conditions de scolarité qu’ils jugent déplorables.

Des lycéens du Nord au Sud de la Martinique se sont mobilisés. Les manifestations ont commencé le jeudi 1er octobre dans les lycées du quartier Bellevue à Fort-de-France. Puis, elles se sont étendues dans les lycées du Lorrain, de Trinité, du François, du quartier Acajou, de Petit Manoir, de Dillon.

Par ces mobilisations, les lycéens dénoncent des conditions de travail difficiles : la chaleur dans les salles, le manque de matériel, les locaux insalubres ou règnent les moisissures ou encore le manque de transports et les emplois du temps lourds et les pauses déjeuner trop courtes pour manger correctement.

Beaucoup d’élèves dénoncent les classes surchargées où ils se retrouvent souvent à 35 dans une salle de classe. Les lycéens exigent également plus d’enseignants et dénoncent les périodes de plusieurs mois sans professeurs dans certaines matières.

En somme, les lycéens demandent de meilleures conditions pour étudier. On ne peut que comprendre leur colère. Près de la moitié des jeunes en Outre-mer souffrent d’une mauvaise santé mentale. On parle d’une jeunesse anxieuse dans ce monde qui les condamne à subir le chômage qui est très élevé chez les jeunes, la cherté de la vie ou encore l’incertitude de faire des études après le lycée, à cause de la plateforme ultra-sélective Parcoursup.

La répression du mouvement a d’ores et déjà commencé. Le vendredi 2 octobre, sept personnes mineures ont été interpellées par la police. Les policiers ont violenté les lycéens du quartier Bellevue, à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

Leurs mauvaises conditions d’études vont de pair avec les conditions de travail des enseignants, des AESH et autres personnels d’éducation qui se dégradent. Les classes sont surchargées pendant que l’Éducation nationale continue de supprimer chaque année des postes d’enseignants. Le personnel d’éducation a tout intérêt à se joindre aux mobilisations de la jeunesse.