Alors que le 7 février 2026 marque la fin prévue de la mission du Conseil Présidentiel, le conseiller présidentiel Alix Fils-Aimé promet de libérer au moins un axe routier pour désenclaver la capitale.
Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, reprend ce discours essayant de rassurer la population qui se méfie des multiples annonces et ne voit pas d’amélioration nette.
Depuis quelques semaines, le centre-ville de Port-au-Prince est le théâtre d’opérations policières largement médiatisées. Dans plusieurs quartiers il y a eu un renforcement des patrouilles et des interventions plus fréquentes de policiers accompagnées d’échanges de tirs avec les gangs. La population n’ose pas sortir, craignant les balles perdues.
Selon des sources policières, certaines bandes armées se sont repliées face aux interventions. Elles ont subi des pertes importantes, mais ces avancées restent minimes, les gangs reforment des bases sur les quartiers avoisinants en attendant de revenir à la charge.
Pour le gouvernement, la sécurisation des quartiers est une étape préalable à la relance économique et à l’organisation d’élections prévues en 2026.
Pour la population dans les quartiers populaires de Port-au-Prince comme dans plusieurs villes de province, c’est le même constat : l’insécurité entrave les activités quotidiennes, les routes nationales restent dangereuses, voire impraticables, les transports interurbains sont paralysés et les échanges économiques au ralenti.
C’est la fin de mandat pour le Conseil Présidentiel, le bilan est l’échec de cette transition. Elle se révèle, face aux gangs armés, impuissante à rétablir une sécurité minimale et la libre circulation dans la capitale et vers le reste du pays.