Après la capture de Nicolás Maduro par une opération militaire des États-Unis le 3 janvier dernier, Delcy Rodríguez, vice-présidente, a été désignée présidente par intérim le 5 janvier 2026 par le Tribunal suprême de justice vénézuélien avec le soutien de l’armée et sous la pression de Washington.
Lors d’une allocution télévisée le 6 janvier, elle a déclaré : « Le gouvernement du Venezuela dirige notre pays, personne d’autre. Aucun agent extérieur ne gouverne le Venezuela », rejetant l’idée d’une prise de contrôle étrangère, tout en appelant à la coopération avec les États-Unis en ce qui concerne l’exploitation des réserves de pétrole. Trump, lui, a prévenu qu’il n’hésiterait pas à ordonner de nouvelles opérations si le nouveau gouvernement ne se montrait pas entièrement aligné sur ses exigences.
La situation demeure pour le moins incertaine, à Caracas. Des groupes armés se réclamant de la révolution Bolivarienne, les colectivos, continuent aujourd’hui leur contrôle politique dans plusieurs quartiers. Ils fouillent et inspectent les téléphones des Vénézuéliens, arrêtant ceux qui auraient approuvé l’arrestation de l’ex-président. De nombreux Vénézuéliens fuient le pays et traversent la frontière vers la Colombie, autre pays sous la pression des forces armées impérialistes.
Du côté du pouvoir étasunien, les grandes compagnies américaines ne semblent pas s’engager massivement malgré les réserves pétrolières immenses.
Il est impossible de prévoir ce que sera l’avenir des millions de travailleurs vénézuéliens et de la population pauvre. Le pouvoir chaviste cherche à se maintenir, tout en négociant sous la pression de Washington. Dans cette situation ambiguë et sur fond de crise économique et de pénuries, des partisans du pouvoir comme ceux de l’opposition organisent des rassemblements.
Ils peuvent se transformer en affrontements mais aussi en explosions sociales.