Les jeudi 19 et vendredi 20 février, la trentaine d’agents administratifs du service de l’État civil à la mairie de Fort-de-France ont laissé éclater leur ras-le bol.
Ils se sont mis en droit de retrait pour exiger l’embauche de personnel supplémentaire dans le service. Ils expliquent qu’au fil des années, le nombre de collègues a fondu. Résultat, ils se retrouvent avec le travail de trois à quatre agents et pour eux c’est carrément intenable. Plusieurs d’entre eux se retrouvent au bord du burn-out. La perspective du prochain départ à la retraite de certains collègues se rajoute à leur inquiétude.
À l’issue de la première journée de mobilisation, appelant au dialogue, le directeur des services leur a proposé une rencontre pour le lundi 23 février « afin de trouver des solutions, ensemble ». Il a peut-être en tête de débaucher des agents d’autres services. Mais ce que veulent les agents de l’État civil ce sont de véritables embauches pérennes. Ils refusent d’être les victimes des plans d’austérité et des baisses de dotations imposés par l’État à la mairie de Fort-de-France et des solutions à la petite semaine. C’est aussi le sentiment d’agents d’autres services.
En attendant, ceux de l’État civil sont restés fermes et ont maintenu leur droit de retrait dans l’attente des solutions proposées par le maire.