Dans ces élections municipales en Guadeloupe quelques nouveaux notables, jeunes et moins jeunes battent les anciens au deuxième tour.
C’est le cas à Baie-Mahault, Goyave, Port-Louis, Anse-Bertrand. À Baie-Mahault le maire sortant a été sorti. Il s’agit d’Ary Chalus, président du conseil régional, battu largement par Michel Mado. Le plan de Chalus était de faire voter pour un de ses colistiers au sein du conseil municipal. Et cette manœuvre a déplu à l’électorat de la commune. Tout comme les procès en détournement de fonds qui l’attendent et qui ont aussi joué dans sa défaite ainsi que l’usure du pouvoir. À Goyave Ferdy Louisy a été battu très largement par un jeune : Jean Luc Edom. Le président du SMGEAG le syndicat de l’eau ou, plutôt du manque d’eau a sans doute payé cher l’aggravation de la situation de la desserte en eau potable en Guadeloupe.
À Port-Louis, Victor Arthein, soutenu par le parti communiste a battu Jean-Marie Hubert, indépendantiste de l’UPLG (union populaire pour la libération de la Guadeloupe) et vice-président du conseil régional. Ces deux notables gagnent à tour de rôle depuis plusieurs années. À l’Anse-Bertrand, Daniel Moustache bat le maire sortant Edouard.
Le fait que ces ex-maires aient été battu très largement montre bien le désir de changement de la population. L’illusion est grande sur le fait qu’un notable fera vraiment mieux que l’autre en ce qui concerne les intérêts de la population. En réalité rien de fondamental ne change. Personne de la classe politique classique, jeune ou moins jeune ne remet en cause le système capitaliste et colonial qui sévit. Tous se vautrent dans ce système et constituent l’ossature politique qui permet au système capitaliste de se maintenir en exploitant les travailleurs et en cultivant les illusions de la population en la démocratie bourgeoisie. Les candidats communistes révolutionnaires de Combat ouvrier l’ont répété au cours de leur campagne car c’est la vérité.