En Haïti, l’exploitation des travailleurs est particulièrement criminelle. Déjà bas, autour à peine de trois dollars par jour les salaires sont amputés d’une série de taxes. Cette amputation va jusqu’à 25% du salaire.
Dans l’éditorial de leur dernier numéro « La voix des travailleurs », nos camarades de l’OTR (Organisation des travailleurs révolutionnaires) écrivent à ce propos :
« Les capitalistes ne sont pas les seuls à vivre de la richesse produite par les travailleurs. L’État ainsi que les gangs criminels profitent également, chacun à sa manière, de cette richesse créée par la force de travail des ouvriers…De la même manière que les ouvriers se sont mobilisés pour obtenir un ajustement salarial de 46%, ils peuvent aussi s’organiser pour exiger la suppression des taxes et prélèvements qui amputent leurs salaires.
Le seul moyen de mettre fin à cette exploitation réside dans les luttes quotidiennes. Les combats menés pour améliorer les conditions de vie doivent ouvrir la voie à une lutte plus large contre le système capitaliste lui-même. »