CO N°1377 (26 septembre 2026) – El Niño : responsable, mais pas coupable

Il fait trop chaud ! Oui, les températures sont élevées actuellement dans les Petites Antilles et dans une large partie du monde.

En Martinique, dès le mois de juillet 2026, la température moyenne était supérieure de 1 °C à la normale. Les pluies sont plus rares que d’habitude en cette saison et les météorologues nous préviennent que la sécheresse devrait se poursuivre et être accentuée lors du prochain carême.

Les grands organismes météorologiques expliquent que nous subissons un phénomène de « Super El Niño ». Tous les deux à sept ans, les températures de surface de l’océan Pacifique se modifient. Au niveau de l’équateur, et plus on se rapproche des côtes sud-américaines, plus les mers ont une température anormalement élevée.

En mai 2026, les météorologues ont commencé à observer ce réchauffement des eaux. Depuis, il n’a cessé de s’accentuer. En fin d’année, le Pacifique pourrait atteindre une température de 3,5 °C supérieure à la normale.

Ce phénomène entraîne d’importants bouleversements : il contribue au réchauffement mondial, peut provoquer des sécheresses dans certaines régions, mais aussi de fortes précipitations et de brusques inondations dans d’autres.

El Niño se combine au réchauffement climatique provoqué par l’accumulation des gaz à effet de serre. Le système de production capitaliste porte une responsabilité majeure dans le dérèglement climatique. Il est fondé sur la recherche permanente du profit, l’exploitation massive des ressources et la poursuite d’activités fortement polluantes.

Les épisodes El Niño apportent leur lot de problèmes pour les populations : sécheresses et inondations peuvent détruire les cultures, balayer la sécurité alimentaire et provoquer des catastrophes humanitaires. Mais le climat ne transforme pas mécaniquement une sécheresse ou une inondation en catastrophe sociale. Les conséquences dépendent aussi des choix politiques, de l’organisation de la société et des moyens pour protéger les populations.

Pour ceux qui gouvernent au service des intérêts des grands industriels pollueurs et d’une classe capitaliste qui accumule les richesses, la sécurité des populations n’est pas une priorité !