C’est dans le sillage de la colère lycéenne que des étudiants de Fouillole ont emboité le pas.
Après avoir lancé un sondage sur les conditions d’étude à l’université, des étudiants ont décidé de se réunir pour appeler à une manifestation. Le 12 octobre ils étaient une centaine à discuter de leurs problèmes devant le restaurant universitaire. Ils ont alors voté pour une manifestation. Les étudiants ont manifesté le 15 octobre devant l’entrée du campus. Ils ont aussi appelé la population à se rassembler le 17 octobre, au moment de l’appel à se mobiliser au niveau national.
Les étudiants dénoncent des conditions sanitaires exécrables avec les coupures d’eau, des toilettes inutilisables toute la journée, l’absence de fontaines à eau utilisables. Il manque beaucoup de matériel fonctionnel comme des salles sans ventilateurs ni climatisation, des vidéoprojecteurs hors service… Des matières n’ont pas de professeurs, il manque des salles de cours. Les étudiants vivent aussi la précarité de force avec des bourses qui ne suivent pas l’augmentation des prix.
Ce mouvement est craint par les dirigeants de l’université qui n’ont pas hésité à payer une société d’agents de sécurité pour empêcher des étudiants de distribuer des tracts. Ils ont fermé l’université pendant plus d’une semaine et ont mobilisé la police nationale pour tenter d’empêcher la manifestation.
Les jeunes ne se sont pas laissé démotiver. L’université craignant le mouvement s’est déjà activée à installer des ventilateurs neufs et faire des réparations… Seule la manifestation de la colère étudiante peut payer.