CO N°1353 (5 juillet 2025) – Éditorial – De Gaza, de l’Iran à l’Otan : le pouvoir sanglant de l’impérialisme !

Le 15 juin, l’armée américaine a fini la guerre commencée par Israël contre l’Iran. En 24 heures, les États-Unis ont préparé une attaque surprise pour viser les centres nucléaires de l’Iran, prétendument en passe d’accéder à l’arme nucléaire.

Une attaque de grande ampleur, qui a momentanément éclipsé le génocide en cours à Gaza.

Mais le 30 juin, 38 personnes sont mortes à Gaza dans un point de distribution de nourriture. Cette attaque de l’armée israélienne est récurrente.

Elle cible sciemment les lieux où les civils affamés viennent chercher de quoi survivre. Mères, enfants, familles entières, affamés et sans abri, sont visés alors qu’ils n’ont d’autre choix que de se ruer sur ces points de dons. Et à chaque fois, ce sont des dizaines de morts, des centaines de blessés. Depuis deux ans on compte plus de 60 000 morts à Gaza, de massacre en massacre, de bombardements en bombardements.

Trump  a affirmé avoir frappé fort sur l’Iran tout en se présentant comme un homme de paix. Ce même Trump, comme ses prédécesseurs, continue d’armer Israël, alimentant ainsi la boucherie contre les Palestiniens.

Les autres dirigeants occidentaux ne sont pas en reste. Ils participent aussi au massacre de Gaza en vendant du matériel de guerre à Israël. Ce sont les pays impérialistes de l’Occident, comme la France, qui ont répété qu’Israël a le droit de se défendre pour justifier le massacre. Les États-Unis ont l’autorité de mettre fin au massacre à Gaza. Mais leur soutien à Israël prime sur toute autre chose, y compris les massacres commis par Israël. Ce dernier est leur allié clé au Moyen-Orient, région hautement stratégique et riche en ressources comme le pétrole. Les intérêts économiques et politiques passent avant les vies humaines.

Les autres pays occidentaux n’ont pas non plus l’attitude de pays pacifistes. Suite au bombardement en Iran, les pays de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), dont la France, se sont rassemblés à La Haye. Positionnés au garde à vous devant « papa » Trump,  tous ont accepté que 5 % de leur PIB servent désormais au budget de la guerre.

Et c’est sur nous qu’ils comptent pour financer les dépenses militaires, à coup de restrictions budgétaires dans les services publics, ou encore à coup de réformes qui serviront à reprendre les acquis sociaux des travailleurs comme la retraite.

Comme c’est déjà le cas aujourd’hui, les armes achetées en France auprès des sociétés d’armement comme Dassault et Thalès, seront payées avec notre argent, les fonds publics. Pendant que ces sociétés s’enrichissent à milliards.

Les pays occidentaux se   préparent à mener une guerre, avec nous comme chair à   canon. L’attaque en Iran a été un avertissement pour tous les pays du monde, y compris pour la Chine ou encore la Corée du Nord : l’avertissement que les pays riches  peuvent frapper fort en cas de guerre généralisée.

Face à cette menace, les travailleurs du monde entier ne doivent pas se laisser entraîner derrière les drapeaux de leurs propres bourgeoisies. Notre ennemi n’est pas le peuple iranien, israélien ou encore haïtien et saint-lucien. Notre ennemi est ici aux Antilles et également à Paris, à l’Élysée, à la direction des grandes entreprises comme GBH, dans les états-majors de l’armée.

Face à la boucherie que préparent les dirigeants du monde, les travailleurs et les populations laborieuses n’ont d’autres choix que de rentrer en guerre contre les dirigeants de leurs propres pays. La seule solution pour en finir avec la barbarie des capitalistes est de leur ôter le pouvoir dans tous les pays pour le remplacer par un  pouvoir des pauvres, des travailleurs et de la population laborieuse !