CO N°1353 (5 juillet 2025) – Guadeloupe – EDF PEI : halte à la répression !

Le 23 juin, 14 ex-grévistes ont été interpellés à la gendarmerie pour être interrogés à propos du black-out survenu le 25 octobre 2024 en Guadeloupe. Un quinzième agent a été convoqué le 24 juin.

La procureure de Pointe-à-Pitre a informé le public qu’une enquête a été ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui et dégradation des biens d’utilité publique.

Les agents avaient remporté la victoire après 80 jours de grève contre la direction qui ne voulait respecter ni la loi, ni ses propres engagements. Ils ont commencé la grève le 16 septembre pour que la direction applique le protocole de fin de conflit du 17 février 2023. Dans ce conflit les salariés avaient réussi à obtenir l’emploi de 27 intérimaires, l’égalité de salaires avec les titulaires et le rattrapage de cinq ans d’arriérés de salaires et de primes. EDF PEI devait reverser 4 millions d’euros de salaires volés aux travailleurs. La direction a décidé de ne pas l’appliquer convenablement alors que l’entreprise a réalisé 194,7 millions d’euros de bénéfices en 2023 grâce au travail des salariés.

Depuis le début de la grève en septembre 2024 une campagne de dénigrement avait été menée contre les grévistes. EDF PEI a tout fait pour laisser pourrir le mouvement, elle a multiplié les provocations envers les grévistes. Alors qu’ils ont été réquisitionnés pour faire fonctionner la centrale, la direction a joué avec les nerfs des grévistes en cherchant à licencier l’un des leurs. C’est un « coup de sang » provoqué par les attaques de la direction qui a mené au black-out. La direction porte donc la responsabilité des conséquences du black-out.

Le patronat et l’État à son service veulent faire payer cette grève dans ce secteur clé de l’économie. EDF PEI ne pardonne pas aux grévistes d’avoir osé lever la tête pour se faire respecter et réclamer le respect de leur droit.