Depuis plusieurs mois les agents de France Travail subissent une augmentation des agressions de demandeurs d’emploi à leur encontre.
Cela va des menaces et insultes proférées nominativement sur les réseaux sociaux ou par mail, à des caillassages de plusieurs voitures d’agents, en passant par des agressions sexuelles. Ces agressions ont lieu sur tout le territoire de la Guadeloupe et provoquent l’inquiétude des agents sans parler des conséquences sur la santé psychique de ceux qui en sont victimes.
Les agents dont la majorité sont des femmes, refusent d’être pris pour cible par certains demandeurs d’emploi. Dans le contexte d’aggravation de la pauvreté et de la précarité d’un nombre important de chômeurs, ils sont conscients que la politique de l’État contre les plus démunis est à l’origine de cette flambée d’agressions.
Beaucoup estiment que la direction de France Travail devrait les protéger face à ces menaces. Plusieurs arrêts de travail ont eu lieu pour protester contre l’inaction de la direction. Mais celle-ci a bien d’autres objectifs. En conséquence de la dureté des exigences imposées aux chômeurs, France Travail met en place des contrôles de plus en plus rigoureux sur les agents. Il s’agit de relayer sans sourciller une politique qui vise à mettre au pas l’ensemble des travailleurs à commencer par les plus démunis.
La lutte contre la multiplication des agressions des agents travaillant dans les services publics, CAF, Sécurité Sociale, hôpitaux, ne peut être que globale.