La casse et les pillages subis par les petits commerçants sont désolants. Ils sont les victimes collatérales d’une rage sociale dont ils ne sont évidemment pas les responsables.
Je comprends leur désarroi et partage l’émotion qui s’exprime à leur égard dans la population.
Mais la même émotion doit s’exprimer face au vandalisme du grand patronat. Quand des travailleurs sont mis à la porte et se retrouvent sans salaire avec des allocations de misère. Quand des familles sont expulsées de leurs logements. Quand des millions de femmes et d’hommes se privent pour manger.
La société pourrit sous les coups d’une guerre sociale qui écarte, marginalise et appauvrit des millions de jeunes et de travailleurs. Sans la perspective de s’opposer aux coups d’une classe capitaliste toujours plus féroce et cupide, rien ne peut changer. C’est pourquoi il faut que la contestation enclenchée par la jeunesse continue, et que les travailleurs l’amplifient en faisant entendre leur voix !