CO N°1363 (17 janvier 2026) – Martinique – Échos de quartiers de Fort-de-France

Dans le cadre des prochaines élections municipales, les militants ou sympathisants de Combat ouvrier échangent avec des travailleuses et des travailleurs, des jeunes, des retraités, dans les quartiers. Ces derniers ont l’occasion de leur faire part de leurs soucis et parfois de leurs attentes. Cette occasion d’échange est précieuse pour nous. Elle nous permet de présenter le point de vue des communistes révolutionnaires.

Parents d’enfants handicapés 

Avoir un enfant handicapé en Martinique, c’est la certitude de ne pas avoir les aides nécessaires. De réelles carences structurelles pénalisent le quotidien. En 2025, un rapport sénatorial révélait que les Outre-mer avaient un retard alarmant en matière d’accessibilité, d’accompagnement et de soins. Les enfants sont abandonnés institutionnellement, et les parents souvent en difficulté. C’est cette situation que dénonçait une mère foyalaise aux côtés de son enfant atteint d’autisme sévère : pas de centre et aucune aide financière. Elle sait que la situation est alarmante comme celle de nombreuses autres familles, qui attendent toujours que des centres de prise en charge soient ouverts. Elle se moque bien du changement de maire !

Difficulté d’accès au travail pour les jeunes

Un habitant de Fort-de-France dénonce la difficulté d’accès à l’emploi après un parcours judiciaire. Comment en effet se    réinsérer professionnellement avec un taux de chômage qui atteint officiellement les 14%, deux fois plus qu’en Métropole ? Trouver un travail devient de plus en plus difficile pour tous. Selon nous, il faut au moins répartir les heures de travail.

À propos de l’immigration 

Lors de nos rencontres avec les habitants, on a entendu certains dire que les voisins issus de l’immigration posent parfois problème et sont coutumiers de provoquer des dérangements. Nous leur répondions que ce ne sont pourtant pas ceux-ci qui sont les responsables des augmentations des taxes foncières ou d’habitation ou des mauvaises conditions de la voirie ou du transport, et non plus des bas salaires et retraites. Ce ne sont pas eux non plus qui ne refont pas les routes et laissent les habitants du quartier livrés à eux-mêmes.

Pour ça les riches capitalistes et les élus politiciens locaux à leur service occupent déjà bien le poste et eux, ils ne comptent pas migrer. Nous sommes tombés d’accord !