Au Robert, la mobilisation des riverains contre les échouements massifs de sargasses s’est conclue le 9 janvier par la signature d’un accord entre le collectif d’habitants, l’État, la Collectivité territoriale de Martinique, la mairie, le GIP Sargasses et CAP Nord. Les barrages installés depuis plusieurs jours aux entrées de la commune ont alors été levés.
Les faits sont clairs : c’est la mobilisation qui a contraint les autorités à négocier. Les riverains mobilisés ont mis en place un comité de suivi suite aux engagements pris par les autorités présentes. Ils portent notamment sur la collecte et la mise en place de barrages avant l’échouage des algues, mais aussi la protection des écoles exposées aux gaz.
Le mouvement avait débuté plusieurs jours plus tôt par des barrages filtrants, puis bloquants, après des années de promesses sans effet. Le 5 janvier, une première réunion a avorté. Le collectif avait quitté la table en raison de l’absence de représentants jugés indispensables, prévenant du durcissement du mouvement. Dans les jours suivants, la commune a été largement paralysée. Les files de voitures bloquaient toute la route vers Fort-de-France.
Le 8 janvier, la mobilisation s’est durcie en bloquant davantage. C’est dans ce contexte que l’État a annoncé des mesures ponctuelles. Il laissait toutefois dans le flou les revendications sur la suspension ou la réduction de la taxe foncière pour les habitants concernés, la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, la mise en place d’indemnisation pour le matériel électroménager dégradé et le respect des garanties des assurances.
L’accord signé a mis pour l’instant fin aux barrages avant que d’autres communes ne s’inspirent du mouvement, mais pas au problème. La toxicité des émanations des sargasses met en grand danger les enfants, personnes asthmatiques ou souffrant de problèmes cardiovasculaires. Pour preuve, le collège Robert 3 avait dû fermer en mai 2025 suite au péril d’intoxication.
Grâce à leur mobilisation, et leur action collective les riverains du Robert ont pu se faire entendre et respecter. Ils restent néanmoins « veyatifs ».