CO N°1363 (17 janvier 2026) – Nos candidats têtes de liste – Marlène Valentino

Candidate aux élections municipales de mars 2026 dans la commune du Gosier.

Née le 14 mai 1956 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, je suis fille d’une famille ouvrière.

Mon père était magasinier sur le port de Pointe-à-Pitre et ma mère était femme au foyer, gérant une famille de huit enfants.

Mon ouverture aux interrogations sociétales commence dès l’école primaire. Scolarisée dans une école privée dirigée par des religieuses, je découvre le problème de préférence raciale (en faveur des enfants de gendarmes) et la passion de la lecture, grâce aux livres que ces enfants me prêtaient.

Mes classes au collègue du   Raizet puis au lycée de Baimbridge me mirent en contact avec des professeurs qui me firent sortir des romans féériques et élargir mon horizon au monde et à ses réalités sociales. Un de mes grands frères, étudiant à Paris, apportait des livres pendant ses vacances. Je les dévorais.

J’avais environ 17 ans quand en lisant Germinal d’Émile Zola, j’ai pris conscience de l’existence de deux classes sociales diamétralement opposées. Cette lecture me plaça d’emblée du côté des masses exploitées et sur le questionnement de leur libération.

En 1974, grâce à ce frère qui m’avait dit qu’il était communiste, je me suis mise à l’écoute radiophonique des candidats aux élections présidentielles et je fus enthousiasmée en écoutant Arlette Laguiller : une femme qui ose se présenter aux élections ? De surcroit une travailleuse, parlant des travailleurs et en leur nom !

L’année d’après, étudiante en médecine à Amiens dans le Nord de la France, j’appris l’existence de luttes anti colonialistes, de mouvements indépendantistes, par l’intermédiaire d’une étudiante originaire de Madagascar. Elle s’inscrivait dans les mouvements indépendantistes. Je comprenais ces idées-là, mais elles ne répondaient pas complètement à mes interrogations sur la libération des masses exploitées. Le nationalisme, même le nationalisme dans les colonies, pouvait apparaitre progressiste, mais il n’apportait pas de solution à la situation des masses exploitées.

Mon engagement militant :

C’est dans les années 80, venue travailler à Paris en tant qu’infirmière, que je rencontrai des militants trotskystes de Lutte ouvrière et de Combat ouvrier. Leurs théories révolutionnaires m’apportèrent toutes les réponses à mon questionnement sur l’avenir de l’humanité.

Depuis, je suis engagée à la construction du parti ouvrier révolutionnaire qui manque tant au monde du travail. J’ai milité et travaillé dans les hôpitaux à Paris, avec des associations humanitaires dans les Caraïbes, et fini ma carrière en 2017 en tant qu’infirmière anesthésiste au CHU de Guadeloupe.

Je suis toujours une militante syndicale et politique. J’ai participé à bien des combats pendant cette période.

Aujourd’hui je me présente aux municipales du Gosier car, aux municipales comme ailleurs, il faut défendre le camp des travailleurs !