CO N°1368 (28 mars 2026) – France – Saint-Denis : le poison raciste

Bally Bagayoko, un  Français noir fils d’une famille d’origine malienne émigrée a été élu maire de la ville de Saint-Denis (banlieue parisienne) dès le premier tour. Il est militant de La LFI (La France Insoumise).

À peine élu, Bally a immédiatement été pris pour cible par des attaques racistes. Une polémique a été montée de toutes pièces autour d’une fausse déclaration lui attribuant l’expression « ville des Noirs ».

Cette manipulation a servi de point de départ à l’avalanche de réactions racistes. Des commentaires laissent entendre qu’un maire noir serait un problème pour la ville. Les mêmes milieux réactionnaires d’extrême droite et de l’ultra droite n’hésitent pas à présenter les habitants de  Saint-Denis comme des « délinquants », révélant aussi leur mépris des classes populaires.

À Saint-Denis, les classes populaires subissent fortement le chômage, la précarité et la dégradation des conditions de vie.

Ces attaques qui touchent le maire révèlent aussi la nécessité d’une réponse collective au racisme.

La perspective pour les travailleurs est de défendre leurs intérêts communs au-delà des origines, contre le système qui en tire profit et nous exploite tous : le capitalisme et ses dirigeants.