Plusieurs épisodes nauséabonds ont marqué cette fois encore le déroulement du mondial.
Derrière les exploits sportifs et le spectacle qui passionne des millions de supporters, la pourriture qui gangrène la société capitaliste pointe souvent son hideux visage.
Le racisme est un produit de la société de domination de l’Homme par l’Homme. Il a été développé dans ce but : justifier l’asservissement de millions d’êtres humains noirs et indiens. Il fallait les classifier comme inférieurs, voire nier leur humanité. Le racisme a servi à justifier aussi la colonisation et son cortège de barbaries. Il sert encore aujourd’hui à diviser les classes pauvres pour mieux les soumettre.
Les manifestations de racisme qui ont été le plus médiatisées touchaient l’équipe de France : les insultes immondes d’une sénatrice du Paraguay et d’une élue argentine à l’égard de Killian M’Bappé, les propos de l’ancien premier ministre de droite espagnol Rajoy traitant les joueurs de cette équipe de « pas français ». Mais de tels gestes et propos sont monnaie courante de la part d’individus incultes et enragés de constater les performances de joueurs noirs.
Un autre aspect de la pourriture est l’allégeance au pouvoir et à la fortune. C’est ce qu’on a pu constater lorsqu’un coup de téléphone de Trump au président de la Fifa (Fédération internationale de football association) a permis d’annuler le carton rouge opposé à un joueur vedette nord-américain, lui permettant ainsi de participer au match suivant. Le directeur du comité d’organisation a justifié ce passe-droit au nom des dépenses colossales investies par Trump et l’État américain.
Un arbitre somalien s’est vu refuser l’entrée aux USA car noir et musulman. Pour Trump, la Somalie est « un pays pourri ».
La Fifa, qui organise la coupe, a montré aussi son mépris pour les joueurs haïtiens. Elle leur a demandé d’enlever de leur maillot la référence à la bataille de Vertières. Cette bataille a eu lieu en 1803. L’armée des esclaves avait écrasé les troupes napoléoniennes, entrainant ainsi l’indépendance d’Haïti. La Fifa a bien prouvé de quel côté elle se range : celui des colonialistes et des puissants, du côté de l’argent.
Profiter du spectacle palpitant des matchs permet de décompresser un peu des difficultés de la vie. Mais sans oublier que la pourriture de cette société gangrène aussi le sport.