Le 24 juillet 2026, la chaudière de l’usine Montebello a explosé. Deux ouvriers sont morts, trois autres ont été grièvement brûlés.
L’explosion a été rudement ressentie par les riverains. Tous ceux qui se trouvaient dans l’usine et les environs en resteront marqués à vie. Pour les familles de victimes, la douleur est immense. Jusqu’ici la direction n’a eu la décence de contacter les familles et refuse de communiquer.
Le 27 août dernier, une rencontre s’est déroulée près du Rond-point de Montebello. Appelée par le syndicat CGTG, elle a réuni plus de 120 personnes. Les manquements criminels de la direction de l’usine ont été rappelés. Quatre inspections ont été réalisées par la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement), qui est chargée de l’application des normes dans les entreprises. Elles ont révélé de nombreux dysfonctionnements. La préfecture a émis deux mises en demeure en 2016 et 2019, avec une astreinte journalière de 300 euros pour la dernière. En 2025, une nouvelle colonne de chaudière a été installée sans que les services de l’État en soient informés. L’usine aurait dû être mise à l’arrêt et rénovée pour des raisons évidentes de sécurité. Le drame aurait pu être évité.
Pour les patrons, c’est le profit qui prime. Investir dans la sécurité, c’est pour eux secondaire, jusqu’à l’irréparable. Les organismes d’État qui avaient connaissance du danger auraient pu exiger la fermeture temporaire. Ils se sont contentés de recommandations.
Le drame a eu lieu. Les survivants, leurs familles et les riverains impactés doivent être pris en charge par la direction de l’usine et l’État. La CGTG exige que l’accord de prévoyance du secteur cannier soit appliqué pour l’indemnisation des victimes. Toutes les organisations et personnes présentes à la rencontre du 27 août restent vigilantes.