Dans cette commune du Nord Caraïbes qui compte une soixantaine d’agents, plus de 80% ont entamé un mouvement de grève depuis le 23 juin 2025.
Ils refusent d’être les victimes d’un nouveau plan d’économies.
Comme six autres communes, le Prêcheur a été soumis à un dispositif appelé « Contrat de redressement outre-mer » (CO-ROM). Ce dernier a pour objectif de permettre d’assainir les finances. Mais sa mise œuvre repose sur des sacrifices qui seront imposés à la population. Bien évidemment, les agents n’échapperaient pas à cette nouvelle cure d’austérité qui remet en cause un plan arrêté en 2024.
Pour justifier sa position, la municipalité met en avant la mauvaise situation financière de la commune.
Le premier réflexe de l’équipe municipale est de s’en prendre aux agents qui font fonctionner la commune. Comme si ce sont eux qui ont fait les choix ayant abouti à cette situation. Ces derniers ont donc décidé, avec raison, de se mobiliser pour défendre leurs intérêts.
Les moyens financiers nécessaires existent. Mais l’État préfère les verser aux capitalistes, comme ceux de l’armement ou sous forme de subventions. Une situation que les municipalités ne dénoncent pas.