CO N°1363 (17 janvier 2026) – Éditorial – Venezuela : le brigandage impérialiste !

Les bombardements perpétrés au Venezuela au cours de la nuit du 2 au 3 janvier 2026 par l’armée américaine de Trump et l’enlèvement du président Maduro et de sa femme constituent des actes de piraterie internationale.

Le prétexte ? Maduro serait à la tête d’un puissant réseau de drogue ! Ce qui n’est absolument pas prouvé.

Les vraies raisons : mettre au pas un régime, ami de Cuba, qui ne se soumet pas aux diktats de l’impérialisme nord américain. Et surtout tenter d’avoir la main sur les immenses réserves de pétrole vénézuélien, les plus grandes du monde. Voila les vraies raisons de cette intervention militaire américaine sur terre après avoir bombardé plusieurs bateaux qui transportaient soi-disant de la drogue. Ce qui n’est pas prouvé. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées lors de ces bombardements.

L’impérialisme américain instaure sa dictature dans le monde entier. L’Amérique latine et les Caraïbes sont l’arrière cour des USA depuis plus d’un siècle. D’autres pays sont directement menacés comme la Colombie, le Mexique.

On en revient à la vieille doctrine impérialiste de Monroe : « l’Amérique aux Américains ».

C’est ainsi que les marines américains sont allés en 1914 voler l’or de la banque d’Haïti, que l’impérialisme US a occupé militairement Haïti, de 1915 à 1934.

La direction de la bourgeoisie mondiale est aux États-Unis. Et c’est cette bourgeoisie qui instaure la loi du capitalisme mondial. Les dirigeants politiques actuels du monde ne sont que les serviteurs politiques des gros capitalistes.

Ce qui se produit aujourd’hui en Caraïbes est un épisode d’une guerre mondiale qui se prépare d’un bout à l’autre de la terre. Comme au Moyen-Orient, à Gaza, en Cisjordanie, au Liban, en Iran, à Taïwan, au Soudan, au Congo et ailleurs.

Trump menace maintenant la Colombie et même Cuba. Il menace  aussi de s’approprier le Groenland.

Macron et les dirigeants européens ont appuyé l’intervention militaire des USA, se sont courbés devant Trump, aux ordres de l’impérialisme en chef.

Cela signifie que si demain en Martinique et en Guadeloupe les travailleurs et la population laborieuse déclenchent la lutte révolutionnaire contre les intérêts capitalistes, l’impérialisme américain interviendra tout aussi brutalement contre nous. Et il aura le soutien de l’impérialisme français.

Ce qui pourra les affaiblir  sera que, au sein même des citadelles impérialistes les travailleurs, les exploités déclenchent aussi la lutte révolutionnaire.

Pour l’heure, en aucun cas, tout ce qui se passe ne va dans le sens des intérêts des travailleurs et des peuples. Mais contre eux, dans le sens des intérêts des gouvernements des milliardaires.

Les oppresseurs impérialistes, dans leur élan guerrier vers la possession totale des biens de la planète et donc aussi des peuples eux-mêmes, fabriquent leur propre mort à terme.

Car les travailleurs, les peuples opprimés n’accepteront pas éternellement le brigandage impérialiste sans réagir.

L’oppression impérialiste mondiale fabrique son ennemi qui le renversera un jour, car il n’y pas de salut pour l’humanité sous l’égide du capitalisme mondial qui ne vit qu’en suçant le sang de millions de travailleurs !

À bas le système capitaliste mondial !

À bas l’impérialisme américain ! 

À bas l’impérialisme français !

Vive la lutte des travailleurs contre l’exploitation capitaliste !