La Première Ministre de la Barbade, Mia Mottley, a été réélue pour la troisième fois à la tête du gouvernement.
Son parti, le BLP, (Parti Travailliste de Barbade) a remporté toutes les circonscriptions le 11 février dernier, comme lors des précédentes élections en 2018 et 2022. Le DLP (Parti Travailliste Démocrate) qui faisait office d’opposition, n’a plus d’élus depuis 2018.
En réalité, il n’y a pas de différence fondamentale entre les deux partis, tous deux ne remettant nullement en cause la société capitaliste, même si le parti de Mia Mottley est classé par certains comme socialiste.
La Barbade est un pays à la géographie comparable à celle de la Grande-Terre, bien que plus petite avec 430 km2 de superficie. La population y est néanmoins très dense, s’élevant à 303 000 habitants. L’économie, autrefois agricole et basée sur la culture de la canne et du coton, est désormais essentiellement fondée sur le tourisme et les services. Le pays sert également de pavillon de complaisance pour des compagnies maritimes.
La population a en moyenne un niveau de vie parmi les meilleurs de la Caraïbe, mais bien entendu une bonne partie de la population vit dans la pauvreté.
Mia Mottley a été jusqu’à récemment la présidente en exercice de la CARICOM (Caribbean common market – marché commun caraïbe) qui regroupe une quinzaine de pays de la Caraïbe. Toutes choses étant égales, elle aura au moins eu le mérite de ne pas accepter sans protester la politique menée par Donald Trump dans la Caraïbe, notamment les bombardements de bateaux accusés sans preuve de trafic de drogue, politique qui a occasionné plus de 100 morts, et qui se poursuit.
Elle a été présentée par le média américain CNN en 2023 comme candidate possible à la succession d’Antonio Guterres, l’actuel secrétaire général des Nations Unies. Elle a d’ailleurs fait des interventions remarquées à la tribune de l’ONU, notamment pour critiquer la politique des États-Unis. Mais le simple fait de pouvoir faire consensus au sein de cette institution montre clairement qu’elle ne remet pas en cause le système d’exploitation capitaliste, ni chez elle, ni à l’échelle mondiale.